Un matin, plus aucun fichier ne s'ouvre et un message réclame une rançon pour les déchiffrer : c'est une attaque par rançongiciel (ou ransomware). Les TPE et PME en sont parmi les premières victimes, car elles sont souvent moins protégées. La bonne nouvelle : quelques mesures simples évitent l'essentiel des attaques.
Les 5 réflexes qui protègent vraiment
1. Des sauvegardes hors d'atteinte
C'est la mesure n°1. Si vos données sont sauvegardées automatiquement, avec une copie hors de vos locaux et hors de portée du réseau, une attaque devient un mauvais moment, pas une catastrophe. Encore faut-il tester la restauration régulièrement. Voir notre article sur la règle du 3-2-1.
2. Des mises à jour systématiques
Windows, logiciels, pare-feu, serveurs : la majorité des attaques exploitent des failles déjà corrigées par les éditeurs. Un parc à jour ferme ces portes.
3. La double authentification partout
Messagerie Microsoft 365, accès à distance, VPN : un mot de passe volé ne suffit plus si un second facteur (application sur smartphone) est exigé.
4. Un pare-feu professionnel et un antivirus géré
Le pare-feu filtre ce qui entre et sort de votre réseau ; un antivirus moderne, supervisé, détecte les comportements suspects avant le chiffrement.
5. Des équipes sensibilisées
La plupart des attaques commencent par un mail piégé : fausse facture, faux colis, faux changement de RIB. Une courte sensibilisation apprend à vos collaborateurs à repérer les signaux d'alerte.
Si l'attaque a lieu : les premières minutes
- Isolez le poste : débranchez le câble réseau et coupez le Wi-Fi, sans l'éteindre.
- Appelez votre prestataire immédiatement. Chez BBC Informatique : 05 61 36 02 00.
- Ne payez pas la rançon : rien ne garantit la récupération des données, et cela finance les attaquants.
- Déposez plainte et faites-vous accompagner : le site officiel cybermalveillance.gouv.fr oriente les victimes.
- Si des données personnelles sont touchées, une notification à la CNIL est en principe obligatoire dans les 72 heures.


